La Guadeloupe est un archipel des Petites Antilles, mais aussi un département français de l’Outre-mer situé dans les Caraïbes. La région se compose d’une partie principale formée par les îles Grande-Terre et Basse-Terre, puis ses dépendances (Marie-Galante, La Désirade et Les Saintes) situées aux alentours de l’archipel. L’ensemble forme un petit coin de paradis avec nombreux atouts naturels, une riche culture métisse et une histoire des plus intéressantes. Beaucoup de touristes choisissent le moment où ils partiront en Guadeloupe en fonction des évènements culturels qui ont lieu sur l’île. À travers ce guide, vous découvrirez l’histoire et la culture de la Guadeloupe.

L’histoire de la Guadeloupe

Pour beaucoup de personnes, l’histoire de la Guadeloupe commence au moment où Christophe Colomb a posé les pieds sur cette terre. Mais en réalité, les récits relatifs aux peuples de ce territoire remontent à plusieurs années en arrière. Ainsi, l’histoire de l’archipel se caractérise par deux grandes périodes : de la période précolombienne à l’arrivée des Espagnols et de la colonisation française à la révolution et la Guadeloupe contemporaine.

De la période précolombienne à l’arrivée des Espagnols

Au début, la Guadeloupe comme le reste des îles des Petites Antilles était occupée par des groupes d’Amérindiens qui y seraient arrivés vers 3000 av. J.-C. Au fil du temps, ces peuples d’Amérindiens ont évolué changeant progressivement de culture. De la période Mésoindien ou « Âge Archaïque », nous sommes passés au Néoindien ancien ou « Âge Céramique » vers le début du premier millénaire. Cette période est caractérisée par deux cultures : Huecan et Cedrosan Saladoïde. Ensuite, la culture troumassoïde est apparue vers le IXe siècle inaugurant ainsi la période du Néoindien récent.

Aux alentours du XV siècle, une nouvelle population venant du Plateau des Guyanes migre vers la Guadeloupe et les Caraïbes. Appelés « Kalinagos » ou Indiens Caraïbes, ces peuples apportèrent les cultures Suazoïde et Cayo et baptisèrent l’île « Karukera » qui signifie « île aux belles eaux » dans leur langue. Le 4 novembre 1493, Christophe Colomb débarque sur l’île qu’il rebaptise « Guadalupe » en hommage au monastère espagnol Santa Maria de Guadalupe. Ensuite, ce territoire est resté une colonie Espagnole jusqu’à ce que les premiers Européens arrivent sur l’archipel en 1635.

De la colonisation française à la Guadeloupe contemporaine

À partir de 1635, on assiste à la colonisation de la Guadeloupe par les Français. Une guerre ouverte opposant les colons aux Indiens Caraïbes durera des années et prendra fin en 1641 avec la victoire des Français. C’est le début de la traite négrière sur l’île. En 1664, l’archipel passe sous l’autorité du roi de France, Louis XIV, qui décide de se lancer dans la culture de la canne à sucre. En 1794, la gouvernance de l’archipel est revenue à Victor Hugues pour le compte de la Révolution française.

Les années qui ont suivies, les Britanniques ont tenté maintes fois de conquérir la Guadeloupe. Après des tentatives sans succès en 1666, 1691 et 1703, l’État Britannique s’est emparé une première fois de l’île en 1759 et l’a conservé jusqu’en 1763. Il a également repris possession de l’archipel en 1794, mais une fois encore cela n’a été que d’une courte durée. Le 7 juin 1794, la loi du 16 pluviôse an II a permet l’abolition de l’esclavage, qui a ensuite été rétabli le 16 juillet 1802 par Bonaparte.

Par le décret du 27 avril 1848 et à l’initiative de Victor Schœlcher, l’esclavage a définitivement été aboli par l’État Français. Le 19 mars 1946, l’archipel Guadeloupe est devenu un département français d’Outre-mer, au même titre que la Martinique. Puis en 1982, la loi de décentralisation a été votée, permettant à la Guadeloupe d’être intégrée aux 22 régions de France métropolitaine. Mais, ce n’est qu’en 2001 que la période de l’esclavage sur l’île sera reconnue comme crime contre l’humanité.

La Culture de la Guadeloupe

La culture guadeloupéenne fait partie des principaux facteurs qui attirent les touristes vers l’île. Il s’agit d’une culture très métissée avec des origines africaines, européennes, amérindiennes et indiennes. Ce mélange d’origines très diversifiées de la culture de Gwada se remarque à travers la langue, la cuisine, la danse et la musique guadeloupéenne essentiellement. Quelle est la culture de la Guadeloupe ? Quels sont les domaines clés de la culture guadeloupéenne ? En lisant cet article, vous serez définitivement imprégnés dans la culture de l’archipel.

La langue et la cuisine guadeloupéenne

La vie culturelle en Guadeloupe est toujours animée, il y’a toujours une belle activité culturelle quelque part sur l’île. La culture de la Guadeloupe, c’est avant tout la langue et la cuisine. Il s’agit là de deux éléments clés qui impactent la culture de Gwada.

La langue guadeloupéenne

En dehors de la langue nationale qui est le Français, la principale langue en Guadeloupe est le créole. Il s’agit de la langue régionale la plus parlée en Guadeloupe. C’est une langue qui reflète parfaitement l’histoire avec son mélange de plusieurs langues africaines, européennes et amérindiennes. Mais le lexique créole est dominé à 90 % par des mots originaires du français, et les 10 % restants appartiennent à des mots d’origines africaines et amérindiennes.

Depuis 2001, le créole est enseigné dans les écoles avec la naissance du CAPES en langues et cultures créoles. Les deux autres langues régionales de la Guadeloupe sont le breton et l’alsacien. En plus de la langue, vous voulez savoir que voir, que faire en Guadeloupe ? D’un point de vue culturel, la cuisine aussi influence beaucoup les habitudes des Guadeloupéens.

La cuisine guadeloupéenne

Tout comme la langue, les différents peuples ayant habité la Guadeloupe ont fortement influencé la cuisine de l’île. Cuisine métissée et généreuse, simple, mais goûteuse, elle est généralement bien épicée. En Guadeloupe, vous avez droit à deux types de cuisines créoles : la cuisine créole des restaurants de l’archipel et les cuisines faites à la maison chez les habitants. Dans la cuisine des restaurants, les condiments les plus utilisés sont les épices et les produits exotiques locaux ou importés (Thon, espadon, dorade coryphène).

Quant aux cuisines faites à la maison, ce sont les produits issus des ressources domestiques (fruits, légumes, poisson séché, cabris, cochons, ignames, manioc, bananes plantains, haricots rouges, pois doux, etc.) qui dominent. Voici quelques plats très célèbres de la culture guadeloupéenne : le colombo, le blaff, le matété, le court-bouillon, le boucane, etc. Après la langue et la cuisine, la danse et la musique aussi influencent beaucoup la culture de la Guadeloupe.

La danse et la musique guadeloupéenne

Danser et chanter font partie du quotidien des Guadeloupéens depuis toujours. Ces deux domaines culturels font partie des habitudes des habitants de la Guadeloupe qui ne manquent pas d’occasions pour fêter, danser et chanter. En Guadeloupe, la musique et la danse sont intimement liées. En effet, le zouk, le quadrille, la biguine et le gwo-ka sont tous à la fois un style de danse et un style de musique. Le zouk est la danse créole la plus réputée dans le monde.

Le groupe de zouk le plus populaire et pionner de ce genre musical est le Groupe Kassav. Le terme zouk provient de « mazouk » qui était une fête populaire de campagne animée par un orchestre. Le quadrille lui est une danse ancienne, entre temps apprécié dans les milieux bourgeois. Il a été importé d’Europe aux Antilles vers le 17e siècle. Crée par des musiciens noirs au début du 19e siècle, la biguine est la danse locale par excellence. La biguine était la danse qui introduisait le bal, et c’est pourquoi son nom vient du terme anglais « begin » qui en français signifie commencer.

Le trombone, le banjo et la clarinette sont les instruments d’un orchestre de biguine. Pour finir, le gwo-ka qui se joue avec des tambours du nom de ¨ka¨ est la principale musique traditionnelle de la Guadeloupe. Son origine date de la période de l’esclavage où les esclaves utilisaient cette musique pour communiquer et s’évader. Le gwo-ka a une très forte empreinte africaine et les tambours à l’époque étaient creusés dans des troncs d’arbres évidés.

Conclusion

Des peuples amérindiens jusqu’à la Guadeloupe contemporaine en passant par la colonisation français et l’abolition de l’esclavage, l’histoire de cet archipel des Petites Antilles est enrichissante. Mais, la Guadeloupe n’est pas qu’une histoire, mais aussi une culture, laquelle est un métissage de culture africaine, européenne, amérindienne et indienne. Les domaines clés de la culture Gwada sont la langue, la cuisine, la danse et la musique. Le créole est la langue la plus parlée en archipel. Pour ce qui est de la cuisine, il en existe deux types : la cuisine créole des restaurants et les cuisines faites à la maison chez les habitants. Enfin pour la danse et la musique, il faut s’engouffrer dans les ambiances de carnavals et de boîtes de nuits pour s’ambiancer sur les différents rythmes régionaux.

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