Durant plus de 2000 ans, des peuplades amérindiennes sont venues d’Amérique du Sud,  par vagues successives pour coloniser les Petites-Antilles. Il y a 1700 ans, les indiens Arawaks arrivent en Guadeloupe. C’est un peuple pacifique qui vit de la pêche, de la chasse, de l’agriculture, qui cultive le manioc, fait des poteries et grave des roches…. Trois siècles après, arrivent les indiens Caraïbes.Les Indiens Caraïbes chassent et exterminent les Arawaks, qui laisseront des traces de leur présence en Guadeloupe, les fameuses roches gravées. C’est en Guadeloupe que l’on trouve la plus grande concentration de pierres gravées de toutes les Antilles. Ceci est d’ailleurs un mystère, pourquoi tant de roches gravées en Guadeloupe et pas ailleurs ?

La visite s’effectue dans un superbe jardin. On découvre les différentes espèces de plantes que l’on trouve en Caraïbe.. Certaines d’entres elles comme le calebssier, le ricin, le roucou, le manioc et le vétiver faisaient partie de la vie des Amérindiens. D’autres ont été importées aux VXII et XVIIIème siècle comme le café, la canne à sucre ou le cacao. Au milieu de roches volcaniques et de végétation luxuriante, dans le parc d’environ un hectare,  on découvre les étranges témoignages laissés par les indiens Arawaks …
Les roches gravées sont nommées « pétroglyphes » (signe, motif incisé ou gravé sur la roche).  Ce sont des figures shématiques rudimentaires. 3 cavités font office de bouche et d’yeux, des demi cercles pour les oreilles. Certaines gravurent sont « sur  pied », d’autres en buste. On leur attribue une signification religieuse. Les pétroglypes  sont datés de 300 à 400 ap. J.C. En visitant ce parc on se rend compte à quel point les Indiens Arawaks savaient choisir les endroits les plus agréables pour y vivre. Depuis 1974, les Roches Gravées sont classées Monuments Historiques. Découvertes au XIXème, protégées au XXème siècle. On peut également voir des polissoirs (roches creusées) utilisés pour achever la fabrication des haches de pierre qui étaient ébauchées par éclatement à l’aide d’une pierre. Elles étaient ensuite aiguisées longuement par frottement sur les rochers polissoirs. Le recours à l’eau, pour polir, explique que ces roches se trouvent à côté de rivières ou ruisseaux..
A quelques kilomètres du parc archéologique,  près de Trois-Rivières, en pleine nature,  on peut  observer une autre roche gravée : « la femme qui accouche dans l’eau ». Une roche gravée très bien conservée. En face de « la femme qui accouche dans l’eau », une autre pétroglyphe, maheureusement érodée et à peine visible. Il existe certainement  en Guadeloupe, d’autres roches gravées non découvertes…  avis aux archéologues en herbe !
Le Parc Archéologique des Roches Gravées de Trois-Rivière : une visite ludique dans un cadre magnifique, où l’on apprend beaucoup de choses sur les premiers habitants de la Guadeloupe. Les visites sont guidées, les guides sont prêts à répondre à toutes les questions. Une visite instructive. Joignez l’utile à l’agréable !

Parc archéologique de Trois-Rivières – Entrée 2 euros (sous réserve de modifications). Lors de notre visite, l’entrée était gratuite car une  partie du parc était inaccessible au public (grotte).

 

 

 

 

 

 

Polissoir :

 

Polissoir et roche gravée de « la femme qui accouche dans l’eau » (sur le sentier de la grande pointe)

 


Localisation : Cliquez sur le carré pour agrandir la carte

Articles similaires :

Histoire

 Patrimoine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *